Ma courte “expérience numérique” d’un voyage en Chine

La Chine est le pays le plus peuplé du monde avec une population de plus d’1.3 milliards d’habitants. Ce grand pays de l’Asie, de par sa taille, sa population et son économie, attire bien des voyageurs du monde entier. En novembre dernier, j’ai fait une visite d’affaires d’une semaine dans la grande Chine, l’une des plus anciennes civilisations du monde. J’étais très excité à l’idée de visiter ce pays dont on entend parler partout et aussi de m’imprégner de sa culture, ses traditions totalement différentes des nôtres. Ma destination fut Zhuhai, une ville située sur la côte sud de la province de Guangdong.
J’avais lu, comme plus d’un, les restrictions imposées par le gouvernement chinois sur l’utilisation de l’Internet dans ce pays. Cependant, je ne l’aurais pas compris sans en avoir vécu l’expérience.

Visa et arrivée à Hong Kong

 

Les démarches pour ce voyage de plusieurs heures n’ont pas été trop compliquées. Mes documents ont été analysés avec beaucoup de célérité par le bureau commercial situé à Pétion-Ville. J’ai pris un vol de  Port-au-Prince vers New York, puis New York – Hong Kong, qui m’a pris un peu plus de seize heures sans arrêt. Hong Kong est une ville rétrocédée à la Chine par les Anglais en 1997 avec un statut de région administrative spéciale. Il fallait passer toutes les formalités de l’immigration avant de pénétrer l’espace où je devais prendre le “ferry-boat” pour une traversée en mer d’environs deux heures.
Les Hongkongais utilisent le dollar hongkongais et pas le yuan. A travers la fenêtre du ferry, j’apercevais un ciel grisâtre et de loin des fumées assez épaisses qui me voilaient la vue sur la côte. C’est un pays où l’industrie est très développée, c’est normal.

 

Wi-Fi

 

Accro aux technologies, je cherchais un signal Wi-Fi afin de consulter mon mail, lire mes messages WhatsApp. Je suis de la génération branchée. J’arrivais à me connecter avec beaucoup de facilité, la connexion fonctionnait et la vitesse était excellente.
Une fois arrivé à Zuhai, le Wi-Fi est partout, sauf qu’il faut obligatoirement ajouter un numéro de téléphone enregistré en Chine pour recevoir le code d’accès. Vous pouvez imaginer pourquoi.

 

Navigation Internet

 

Après quelques dizaines de minutes en voiture, le bus nous conduisit, les brésiliens, les colombiens, les antillais qui étaient du voyage, à un fantastique hôtel. Nous sortions tous nos téléphones intelligents pour prendre des photos. Il n’y a aucune restriction à cela. Même à l’hôtel il fallait enregistrer un numéro de téléphone local pour accéder au Wi-Fi. C’est gratuit, mais l’accès à certains sites est censuré. Je me conduisis à la réception pour m’enregistrer. De là, j’ai sollicité un accès et on me remit un code personnalisé. L’important c’était de l’avoir. Je ne pouvais pas accéder à mon compte Gmail, car Google et ses services sont bloqués systématiquement. Je n’ai pu accéder à Facebook que par intermittence et la connexion était d’une lenteur exceptionnelle et cela me décourageait. Je suis arrivé dans ma chambre, idem. WhatsApp apparaît, et disparaît. C’était une galère ! Je me connectais au moteur de recherche chinois “baidu.com” et j’ai constaté que la connexion était super rapide.

 

Le lendemain, j’ai rencontré un ami haïtien sur le site de l’exposition qui m’a conseillé d’utiliser “WeChat” en lieu et place de WhatsApp. Qui de mes contacts sont sur WeChat? Je devais l’installer et l’expérimenter. Mais, pour le faire j’ai du utiliser un numéro que j’ai activé à New York pour recevoir la confirmation par SMS. WeChat est super cool, mais peu connu de mes amis en Haïti et des autres pays de l’Amérique et de l’Europe. Tout se fait à travers cette plateforme. Le paiement mobile y est intégré. Mais, pas pour les touristes car il est lié à un compte bancaire.

 

On en parlait tous, les sud-américains et antillais, car chez nous on est pas habitué à toutes ces restrictions. Il y a tout de même des solutions techniques pour les contourner. J’ai installé la version d’essai d’un VPN (en anglais Virtual Private Network) pour la durée de mon séjour là-bas. Le VPN désigne un tunnel virtuel crypté pour établir une connexion 100% sécurisée. Ce qui m’a permis de consulter les sites comme Google et Facebook et utiliser WhatsApp.  L’utilisation d’un VPN est interdit en Chine, mais très utilisés par les touristes. Il est possible de voir qu’un utilisateur se sert d’un VPN, mais pas aux sites auxquels il se connecte. En l’utilisant, il se connecte à un ordinateur situé dans un pays étranger.

 

Conclusion

 

L’Internet est disponible partout en Chine, mais reste très contrôlé. Son utilisation est soumise à des principes. Des sites sont censurés. L’accès à l’information numérique est contrôlé. Les contenus de sites Internet, blogs, messageries instantanées, sont examinés à la loupe. La Chine propose un système de gouvernance mondial de l’internet qui reconnaîtrait à chaque état d’adopter ses propres règles, selon le modèle onusien. Alors que l’actuelle gouvernance inclut entreprise et société civile. Durant ces dernières années, elle n’a cessé de renforcer ses censures et contrôle de l’Internet. Certains outils et même des fonctionnalités d’applications que nous utilisons ici en Haïti ou aux Etats-Unis sont bloqués partiellement et parfois totalement. Le gouvernement chinois a demandé aux entreprises de télécommunications de bloquer tout accès au VPN à partir du 1er février, à travers un plan qui vise à “reconquérir la souveraineté chinoise sur Internet”. Là-bas, il y a une politique numérique axée sur la “cybersouveraineté”, défendue par le Président Xi Jinping. La Chine est un géant avec des entreprises qui bousculent le marché du numérique comme “baidu”, le “google chinois” qui occupe une part de marché de 60%, et alibaba, concurrent principal d’Amazon dans le commerce électronique. Toute expérience est utile.

 

Jean Marie Altéma

5 Comments

  1. Yon grand remèsiman ak ou, ou te toujours prè pou ede lajenès la de lwen ou de prè anskiyatrè de teknoloji. Mw vrèman fyè pale de ou mwen swete ou kontinye et Jewova ap ba ou fos.

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