L’Internet crée un nouveau type de citoyen

“L’Internet crée un citoyen virtuel très engagé, un citoyen révolutionnaire. Il crée une femme ou un homme aspiré au changement, à la liberté“.
Trois acteurs fondamentaux assurent la croissance de l’écosystème de l’Internet : l’état, le
secteur privé et la société civile. Un écosystème est une communauté, un ensemble dynamique
d’organismes vivants, interagissant entre eux et partageant leur environnement avec d’autres
éléments.

 

L’internet est en constante mutation où chaque élément, chaque milieu est menacé par
l’autre. Chacun de ses groupes a un intérêt particulier dans le processus de son développementL’utilisation de l’Internet a changé bien des choses dans la vie de l’homme d’aujourd’hui. Son caractère ouvert, depuis sa fondation, basé sur le partage lui a permis de s’étendre comme l’un des principaux vecteurs de développement économique, social et politique. Grâce à l’Internet, un nouveau type de citoyen a émergé. « En quelques années seulement, l’Internet a révolutionné le commerce, la santé, l’éducation, et plus encore, le tissu même de la communication et des échanges. De surcroît, son potentiel est bien plus puissant que ce que nous avons pu entrevoir dans le laps de temps relativement court depuis sa création », a souligné Kofi Annan lors du forum sur la gouvernance de l’Internet à New York en 2004.
 
La Secrétaire d’état américaine Hillary Clinton a mis en garde les pays africains, lors d’une visite en Afrique en déclarant : «Si vous croyez que les libertés et les opportunités que nous avons dites universelles ne doivent pas être partagées par votre propre peuple, hommes et femmes aussi, ou si vous n’avez pas le désir d’aider votre propre peuple à travailler et de vivre avec dignité, vous êtes du mauvais côté de l’histoire, et le temps le prouvera ». Mme Clinton a prévenu qu’ils doivent réformer vite ou regarder les progrès «s’enfoncer dans le sable». Quelques jours plus tard, on a assisté à toute une vague de soulèvements populaires orchestrés sur l’Internet contre des régimes de certains pays d’Afrique du Nord, notamment, la Tunisie et l’Egypte. En Tunisie, les jeunes appelaient leur soulèvement « la révolution Facebook (numéro 1 des sites internet de réseau social) ». «Le jour, on était dans la rue. La nuit, devant l’écran», sourit Ichem, 41 ans, professeur et «cybermilitant».

 

L’Internet crée un citoyen engagé
 
L’Internet crée un citoyen virtuel très engagé, un citoyen révolutionnaire. Il crée une femme ou un homme aspiré au changement, à la liberté. L’Internet crée aussi une habitude de s’exprimer chez le citoyen à travers un espace efficace de diffusion d’information. L’un des avantages de ce canal est sa capacité d’atteindre toutes les extrémités du monde en un temps record. 
L’existence des plates-formes de publication en ligne crée le journaliste citoyen, le « citoyen reporter », le citoyen bloggeur (blog: site ou l’auteur émet des réflexions personnelles). Le site nonfiction.fr précise que l’«Internet est un moyen d’expression politique non négligeable, qui peut faciliter la démocratie directe. »
 
L’Internet crée le citoyen «cybermilitant»
 
En Haïti, nous avons déjà dépassé la barre des deux millions d’internautes. Les élections de
novembre 2010 et mars 2011 ont montré que d’énormes progrès ont été réalisés dans le domaine de diffusion d’information. Une guerre ouverte s’y était déclarée entre les partisans des candidats. Pour le «cybermilitant» très connu Yvon Surpris (un pseudo ou son vrai nom), opposant farouche au Président Michel Martelly, à travers ses messages dit-il, il défend des principes de justice, de liberté et d’égalité. «Je perçois l’Internet comme un outil de transformation. Un support pour la démocratie et la transparence»Jean Junior Joseph, expert en communication moderne, souligne : « La cybermillitance a fait un grand chemin qu’on ne saurait mésestimer. Par exemple, il suffit d’une fuite d’information qui peu atteindre le monde entier dans l’immédiat ». Pour le journaliste capois de réseau citadelle, Cyrus Sibert, « Avec l’Internet, le journaliste est indépendant des grands médias. Il permet l’autonomie. Même dans le maquis, tu peux faire ton travail », ajoute-t-il.
 
L’internet crée un citoyen ouvert au monde extérieur
 
De part son objectif, dès sa création, l’Internet mise sur l’échange, le partage entre des collaborateurs éloignés les uns des autres. Les utilisateurs se regroupent, ou reproduisent leur  petit monde virtuel, leur cercle (en référence à Google +, le dernier né de Google). Sur l’Internet, tout se discute : la politique, la religion, la santé, l’économie, les rencontres professionnelles ou amoureuses. Il offre une vitesse incalculable de propagation de l’information. Sohaib Athar, un spécialiste pakistanais en technologie racontait le fil des évènements amenant à la mort de Ben Laden à travers son compte Twitter (site micro-blogging américain). Carel Pèdre, dans le souci d’informer sur le tremblement de terre qui a frappé Haïti le 12 janvier, a attiré l’attention des médias du monde entier sur Haïti. Il a été présenté comme les « yeux d’Haïti ».
 
L’accès à l’information

Selon un rapport publié par l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) présenté à Vienne, l’accès à l’Internet doit être considéré comme un droit de l’homme fondamental et respecté autant que celui à la liberté d’expression. Plusieurs Etats pratiquent la censure en limitant l’accès aux informations à travers Internet. Un Etat qui censure l’Internet est un Etat totalitaire, classé
 comme «ennemi» de l’Internet. 

A suivre…

JMA
@2011

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