Technologie : blockchain et cryptomonnaie

Ce mercredi 21 février 2018, j’ai été invité à partager un panel avec deux experts économistes, M. Eddy Labossière et M. Patrick Jean Léger, sur la crypto-monnaie dans le cadre du mercredi de réflexion organisé l’Association des MBA d’Haïti, avec le support de la Banque Interaméricaine de Développement (BID). Le thème retenu était : Cryptomonnaie : Opportunités d’affaires ou Futur de l’Économie ? J’avais la lourde tâche de présenter l’aspect technologique de la cryptomonnaie au public, composé d’économistes, de jeunes entrepreneurs, d’experts en technologie et de professionnels du secteur financier haïtien. Je dois signaler qu’il y avait aussi la présence de l’ancien Premier ministre, Mme Michèle Duvivier Pierre-Louis.

La technologie blockchain et la cryptomonnaie

À la base, la cryptomonnaie inventée en 2009 par Satoshi Nakamoto (Bitcoin), n’avait pas le but de devenir une monnaie. Il souhaitait à l’origine fournir un système électronique de cash peer-to-peer (entre utilisateurs), avec une idée en tête: la décentralisation. La décentralisation n’implique aucun serveur.

La cryptomonnaie

Elle désigne une monnaie virtuelle utilisable sur un réseau informatique décentralisé, de pair à pair. Dans un réseau pair-à-pair, peer-to-peer ou P2P, chaque client (ordinateur) constitue lui-même un serveur. Le P2P permet ainsi à plusieurs ordinateurs de communiquer entre eux via un réseau.

La blockchain

La cryptomonnaie s’échange grâce à la blockchain. Littéralement, un blockchain désigne une chaine de blocs, des conteneurs numériques sur lesquels sont stockés des informations de toutes natures : transactions, contrats, titres de propriétés, œuvres d’art etc… L’ensemble de ces blocs (un réseau de noeuds informatisés) forme une base de données ordonnée qui contient l’historique de toutes les transactions, opérations d’écriture dans la chaîne, effectuées sur ce réseau entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de données sécurisée et distribuée, n’est pas hébergée sur un serveur qui exécute les requêtes. Elle est partagée par ses différents utilisateurs. La blockchain fonctionne sans un organe central de contrôle.

Les 5 principes de la sécurité des données :

• intégrité : garantir que les données sont bien celles que l’on croit être ;

• confidentialité : assurer que seules les personnes autorisées aient accès aux ressources échangées ;

• disponibilité : maintenir le bon fonctionnement du système d’information ;

• non répudiation : garantir qu’une transaction ne peut être niée ;

• authentification : assurer que seules les personnes autorisées aient accès aux ressources.

La sécurité renforcée de la cryptomonnaie

En stockant les données sur son réseau, la blockchain élimine les risques liés à la centralisation des données. Les méthodes de sécurité Blockchain utilisent la technologie de cryptage asymétrique. C’est-à-dire, un cryptage axé sur ce que l’on appelle l’utilisation des «clés» publiques et privées. Une clé est une donnée qui, traitée par un algorithme, permet de chiffrer et de déchiffrer un message. Dans une transaction, la clé publique désigne l’adresse d’un utilisateur sur la blockchain alors que la “clé privée” est comme un mot de passe qui donne à son propriétaire l’accès à ses ressources numériques. La sécurité de la crypto-monnaie prend en compte les cinq (5) principes sus-mentionnés. Le code de chaque nouveau bloc est construit sur celui du bloc qui le précède dans la chaine de blocs, si bien que la modification d’un bloc impliquerait le changement de l’ensemble des blocs de la chaine, ce qui est impossible.

Pour comprendre la blockchain

Supposons qu’un utilisateur A veuille effectuer une transaction vers un utilisateur B. La transaction est d’abord regroupée dans un bloc. Chaque bloc contient un ensemble d’informations protégées (à partir d’un procédé appelé « hachage ») contre toute modification qui doivent être validées par les noeuds du réseau appelés les “mineurs”. Un noeud est un ordinateur connecté au réseau blockchain. Il est identifié comme un client qui effectue la tâche de valider et de relayer les transactions. Ensemble, ils créent un puissant réseau de deuxième niveau, sans la présence d’un tiers. Chaque nœud est un “administrateur” de la blockchain. Dans la blockchain du bitcoin cette technique est appelée le “Proof-of-Work”, preuve de travail. Une fois le bloc validé, il est horodaté et ajouté à la chaîne de blocs. La base de données est mise à jour, la transaction est alors visible par l’utilisateur B ainsi que l’ensemble du réseau.

JMA

3 Comments

  1. Felicitations Jean-Marie. Hier, A travers ta presentation et tes reflexions, tu as grandement contribue a lancer le debat sur les crypto monnaies en Haiti. Travaillons ensemble avec l’Association des MBA d’Haiti (MBAH) pour informer le public haitien.

    • Ca a été un plaisir mon ami. On va travailler ensemble pour le progrès de tous. J’ai hâte de collaborer avec l’association des MBA d’Haïti.

  2. Bonjour Jean Marie. Felicitations pour le blog. Très intéressant. J’aimerais en savoir plus sur les crypto monnaies. Si possible, j’aimerais être là pour ta prochaine présentation.

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