Scandale : Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, auditionné par le Sénat américain

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, reconnaît devant le congrès américain n’avoir pas fait assez pour protéger les données personnelles des utilisateurs de sa plateforme. Lors d’une audition qui a duré trois (3) heures, le patron du numéro des réseaux sociaux a fait son mea culpa.

“Il est évident aujourd’hui que nous n’avons pas fait assez pour empêcher ces outils d’être utilisés de façon malintentionnée”, Mark Zuckerberg.

“Nous n’avons pas pris une mesure assez large de nos responsabilités et c’était une grosse erreur. C’était mon erreur et je suis désolé”, a-t-il dit, lors d’une audition devant une commission conjointe au Sénat. Il doit aussi entendu mercredi à la Chambre des représentants. Les élus américains prennent très au sérieux le scandale provoqué par Cambridge Analitica, qui selon les informations, quelque 87 millions d’utilisateurs se sont retrouvées entre les mains de la firme britannique d’analyse de données. Ces données seront ensuite utilisées pour influencer les élections américaines de 2016 qui ont donné vainqueur à Donald Trump.

“Si Facebook et les autres réseaux sociaux ne réparent pas ou ne veulent pas réparer les intrusions dans la vie privée, nous le ferons, nous, le Congrès”, a mis en garde le sénateur démocrate de Floride Bill Nelson.

Marc Zuckerberg a refuser de répondre à une question intime du sénateur démocrate Dick Dubin “Dans quel hôtel avez-vous passer la nuit précédente? . “Voudriez-vous nous dire avec qui vous avez échangé des messages la semaine dernière ?”. Non plus. “C’est bien de cela dont on parle aujourd’hui : votre droit à la vie privée. Il s’agit de votre droit et de savoir si vous êtes prêt à l’abandonner afin, je cite, de connecter le monde. Tout le monde devrait pouvoir contrôler la façon dont ses données sont utilisées”, a conclut Dick Durbin.

“Facebook trace-t-il les données de navigation des internautes, même quand il ne sont pas connectés ?” ou encore “D’autres applucations ont-elles pu récupérer de grandes quantités de données ?” “Des mineurs ont-ils pu être concernés par la collecte de données d’appels téléphoniques ?” “Combien de temps gardez-vous les données des utilisateurs qui suppriment leur compte ?”. Ces questions sont restées sans réponses. “Je l’ignore”“mes équipes vous tiendront au courant”, “je reviendrai vers vous”, a répondu Mark Zuckerberg.

Mardi, des utilisateurs américains et britanniques ont déposé une plainte en nom collectif devant un tribunal de l’état de Delaware.

Zuckerberg doit répondre aux questions de la Chambre des représentants ce mercredi.

JMA
Photo credit ( Andrew Harnik/AP)

 

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